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Présidentielle 2027 : Édouard Philippe rejette la primaire, Gabriel Attal veut encore y croire

Invité du 20 Heures de TF1 dimanche 1er novembre, l’ancien Premier ministre a réaffirmé son opposition à une primaire de la droite et du centre, quatre jours après la proposition de Gabriel Attal.

« Je ne crois pas que cette primaire aura lieu » : invité du 20 Heures de TF1 dimanche 1er novembre, Édouard Philippe a de nouveau écarté l’idée d’une candidature unique de la droite et du centre désignée par une primaire. Interrogé par Anne-Claire Coudray, le candidat d’Horizons n’a laissé que peu de place au doute : pour lui, cette initiative est vouée à l’échec. « Je pense que cette primaire, c’est une primaire de la division et de la confusion », a-t-il martelé. À ses yeux, une telle compétition mettrait d’abord en lumière les divergences entre les prétendants, au risque d’affaiblir un camp qui cherche encore à définir une ligne commune.

Au-delà de son opposition à la méthode, Édouard Philippe pointe les désaccords de fond entre les personnalités susceptibles de participer au scrutin. Il reproche au projet de Gabriel Attal de réunir des candidats aux orientations politiques difficilement conciliables : « C’est une primaire de la confusion, parce qu’elle rassemble des gens qui sont les continuateurs du macronisme, pour Monsieur Attal, et d’autres qui ouvrent la voie et qui tendent la main à l’union des droites ».

L’ancien Premier ministre défend ainsi une stratégie différente : laisser chaque candidat porter sa propre vision plutôt que de chercher à les départager lors d’une primaire. Il ajoute : « Que ceux qui ont des choses à proposer aux Français le fassent ». Il a toutefois fixé à février le moment où chacun devrait prendre ses responsabilités, sans exclure de tirer lui-même les conséquences d’un manque de soutien des Français. Alors que l’élection présidentielle de 2027 approche, ce désaccord illustre les difficultés du centre et de la droite à s’accorder sur une candidature commune, malgré le risque de voir leurs voix dispersées dès le premier tour.

Pour Gabriel Attal, une primaire est « inéluctable »

« Je crois que cette primaire aura lieu et je crois que c’est inéluctable », a assuré Gabriel Attal ce lundi 2 novembre dans Bonjour !, la matinale de TF1, convaincu que la France a « besoin de ce rassemblement ». L’ancien chef du gouvernement ne considère pas l’opposition d’Édouard Philippe comme un obstacle définitif et entend poursuivre les discussions avec les autres prétendants. « Il ne faut rien exclure pour arriver au rassemblement », a-t-il déclaré, laissant ainsi ouverte l’hypothèse d’une primaire organisée sans le candidat d’Horizons.

Gabriel Attal se donne jusqu’au début de 2027 pour convaincre ses partenaires, tout en plaidant pour une organisation rapide du scrutin. Son argument est avant tout électoral : selon lui, aucun candidat du centre et de la droite ne semble aujourd’hui en mesure de se qualifier seul pour le second tour. Une primaire permettrait donc de créer une dynamique collective et d’éviter, à ses yeux, un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Mélenchon annonce qu’il n’ira pas au 20 Heures de TF1

Quelques minutes après l’entretien d’Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il ne se rendrait pas sur le plateau du 20 Heures de TF1, où il disait être attendu lundi 2 novembre. Le chef de file de La France insoumise a vivement dénoncé les propos de l’ancien Premier ministre sur l’immigration, mais aussi la manière dont Anne-Claire Coudray l’avait interrogé. « Anne-Claire Coudray reprend à son compte les calomnies racistes d’Édouard Philippe. Lequel déroule son discours dégoûtant sans être interrompu. Lundi, je n’irai pas au 20 heures de cette chaîne », a-t-il écrit sur X.

Lors de son passage à l’antenne, Édouard Philippe avait notamment évoqué la présence de jeunes Français issus de l’immigration parmi les casseurs et dénoncé les « imperfections » du modèle d’intégration français. Il avait également affirmé dans Le Point que « l’échec de l’intégration dans notre pays depuis plusieurs décennies est incontestable », en citant une formule de l’écrivain Charles Péguy : « voir ce que l’on voit ». Jean-Luc Mélenchon a reproché à la présentatrice de ne pas avoir suffisamment contesté ces déclarations.

TF1 a défendu le travail de sa journaliste, estimant qu’Anne-Claire Coudray avait conduit l’entretien « avec professionnalisme et rigueur », notamment en interrogeant Édouard Philippe sur ses propos publiés dans Le Point. Sollicitée par l’AFP, la chaîne a également assuré que la venue de Jean-Luc Mélenchon avait été annulée ou reportée dès la fin de semaine et n’était donc plus prévue pour ce lundi au moment de son annonce.

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