Chers amis, récemment, au cours de certains examens, les médecins m’ont trouvé un nodule circonscrit au poumon, a annoncé le pape Léon XIV depuis la fenêtre de son bureau, lors de l’Angélus de ce dimanche 11 octobre. Les médecins estiment qu’une intervention est souhaitable ; c’est pourquoi, suivant leur avis, j’ai décidé de me faire opérer pour qu’il soit retiré, a ajouté le souverain pontife, âgé de 71 ans.
Selon le porte-parole du Vatican, l’intervention est prévue au début de la semaine du 12 octobre. L’hospitalisation devrait durer « environ une semaine ». Le souverain pontife sera pris en charge à l’hôpital Gemelli, à Rome, qui a notamment accueilli Jean-Paul II et le pape François à plusieurs reprises. L’établissement dispose d’une suite réservée au pape, aménagée après la tentative d’assassinat contre Jean-Paul II en mai 1981.
Qu’est-ce qu’un nodule pulmonaire ?
« Il a été détecté à un stade très précoce et est bien localisé », a indiqué le Saint-Père lors de sa prise de parole, dimanche 11 octobre. Ces précisions ne permettent toutefois pas, à elles seules, de déterminer la nature de l’anomalie. Un nodule pulmonaire est une petite formation anormale située dans le tissu du poumon. Ses causes sont multiples : il peut notamment être lié à une infection, à une inflammation ou, dans certains cas, à une tumeur. Sa découverte ne signifie donc pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. De nombreux nodules sont bénins.
Toute la difficulté consiste à déterminer leur origine. Pour cela, les médecins prennent en compte plusieurs critères, notamment la taille du nodule, sa forme, son aspect à l’imagerie et son évolution au fil du temps. L’âge du patient, ses antécédents médicaux et d’éventuels facteurs de risque entrent également dans l’évaluation. Dans le cas de Léon XIV, le Vatican n’a pas communiqué davantage de détails médicaux. Il est donc impossible, à ce stade, de conclure sur la nature exacte du nodule.
Léon XIV choisit la transparence sur sa santé
Pendant des siècles, la santé du pape est restée un sujet particulièrement discret, entouré de précautions au sein des appartements pontificaux et connu d’un cercle restreint de médecins. Les diagnostics étaient rarement rendus publics, surtout lorsque la maladie risquait d’affecter la capacité du souverain pontife à gouverner. En annonçant lui-même son opération lors de l’Angélus, Léon XIV informe directement les fidèles sur son état de santé, alors que son hospitalisation prochaine pourrait susciter des interrogations.
Cette démarche n’est toutefois pas inédite. Certains de ses prédécesseurs ont eux aussi choisi de communiquer personnellement sur leur état de santé. En juillet 1992, Jean-Paul II avait ainsi annoncé, à l’issue de l’Angélus, qu’il allait être hospitalisé. Quelques jours plus tard, il subissait une intervention chirurgicale. Plus récemment, le pape François avait également évoqué ses problèmes de santé, marqués par plusieurs hospitalisations, notamment pour une opération du côlon en juillet 2021.
Reste désormais à savoir si cette intervention aura des conséquences sur l’agenda de Léon XIV. Depuis son élection, le souverain pontife a maintenu un rythme soutenu, entre audiences, célébrations liturgiques et déplacements apostoliques. Passionné de sport, notamment de tennis et de natation, il doit également effectuer un voyage en Amérique latine du 6 au 17 novembre, avec des étapes prévues en Uruguay, en Argentine et au Pérou. Pour l’heure, le Saint-Siège n’a annoncé aucune modification de ce programme.



