Jordan Bardella, Gabriel Attal, Yaël Braun-Pivet, Gérard Larcher : la liste des participants annoncés rassemble plusieurs figures de la vie politique, à quelques mois de la présidentielle de 2027. Emmanuel Macron a convoqué, pour le 18 septembre, les chefs des partis représentés au Parlement pour évoquer la « dégradation rapide » de la situation internationale, a annoncé l’Élysée. La formule porte un nom, hérité des précédentes rencontres organisées avec les oppositions depuis l’été 2023 : le « format Saint-Denis ». La réunion se tiendra en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu, des présidents des deux chambres du Parlement, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, ainsi que des responsables militaires et du renseignement.
Chaque formation politique peut être représentée par son chef ou par son candidat à la présidentielle. La réunion a été annoncée jeudi matin, la veille du rendez-vous. Jordan Bardella et Gabriel Attal ont d’ores et déjà confirmé leur venue. La participation de Manuel Bompard ou de Jean-Luc Mélenchon pour La France insoumise restait à préciser à la mi-journée. Le rendez-vous est présenté comme un point de situation sur les crises internationales et leurs conséquences en France.
Un partage d’informations avec les responsables politiques
Les autorités militaires et les services de renseignement partageront avec les participants des informations en possession du chef de l’État. Sont concernés les services de renseignement intérieur et extérieur, la direction du renseignement militaire, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, ainsi que le directeur général de l’énergie. L’invitation concerne les formations représentées au Parlement français.
Pour l’entourage présidentiel, l’enjeu dépasse le simple compte rendu d’action. Emmanuel Macron, qui ne peut briguer un troisième mandat consécutif, estime que les responsables susceptibles de lui succéder doivent disposer des mêmes informations que lui pour éclairer le débat public de la campagne qui s’annonce. Selon une source au sein de l’exécutif, il souhaite également leur rendre compte de son action sur ces crises.
La facture des carburants
Le calendrier en dit long sur l’urgence perçue par le pouvoir. Les tensions au Moyen-Orient et leurs conséquences sur les prix de l’énergie figurent à l’ordre du jour, tout comme la situation sur le front russo-ukrainien et les opérations hybrides attribuées à la Russie en Europe.
« Ce qui se passe à des milliers de kilomètres de chez nous finit toujours par peser sur notre quotidien », a assuré le président le 16 septembre sur X, affirmant vouloir « faire baisser la pression sur les prix ».
Sébastien Lecornu a, de son côté, demandé de prolonger jusqu’au 31 décembre les aides ciblées sur les carburants, tandis que la grogne sociale enfle face à l’envolée des prix à la pompe.
Les derniers jours ont vu se multiplier les prises de contact diplomatiques. Emmanuel Macron s’est notamment entretenu avec le prince héritier saoudien et l’émir du Qatar. Il reçoit aussi ce 17 septembre à Paris le roi de Jordanie et le président libanais, à la veille de la réunion prévue à 10 h 30 au palais présidentiel. La liste complète des participants reste à préciser. Cette convocation intervient à quelques mois d’une campagne présidentielle dont le débat public pourrait être marqué par les crises internationales et leurs conséquences économiques.





