Le président Donald Trump a annoncé la mort de Khamenei dans un message publié sur Truth Social, qualifiant cet événement de « plus grande chance pour le peuple iranien de reprendre son pays ».
Les États-Unis et Israël ont annoncé leurs frappes tôt samedi matin, après des semaines de menaces de Donald Trump à l’encontre de l’Iran au sujet de son programme nucléaire. Les frappes ont touché la capitale Téhéran, ainsi que Qom, Karaj, Kermanshah, Tabriz et Ispahan, où se trouve une importante installation nucléaire.
Dans les heures qui ont suivi les premières frappes américaines et israéliennes, la Russie et la Chine ont publié des déclarations en faveur de l’Iran, tandis que le Canada, l’Australie et l’Ukraine figuraient parmi les pays qui ont exprimé leur soutien aux États-Unis et à Israël. Plusieurs dirigeants mondiaux ont appelé les deux parties à faire preuve de retenue et à désamorcer la situation.
Voici un résumé des déclarations des dirigeants mondiaux au sujet de l’opération qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient.
Royaume-Uni
Le Premier ministre Keir Starmer a présidé une réunion du comité d’urgence Cobra du gouvernement alors que le pays évalue sa réponse aux attaques et aux représailles de Téhéran dans le Golfe. Le pays n’a pas participé à l’action militaire, mais il a déployé des Typhoons de la Royan Air Force au Qatar pour protéger la base aérienne d’al-Udeid et les bases alliées dans la région.
Samedi, le gouvernement britannique a déclaré dans un communiqué qu’il « ne souhaite pas voir la situation s’aggraver et dégénérer en un conflit régional plus large ». Néanmoins, un porte-parole du gouvernement a souligné que « l’Iran ne doit en aucun cas être autorisé à développer une arme nucléaire et c’est pourquoi nous avons toujours soutenu les efforts visant à parvenir à une solution négociée ».
Keir Starmer a publié une déclaration commune avec le président Emmanuel Macron et le chancelier Friedrich Merz, demandant à l’Iran de mettre fin à ses représailles contre les pays du Moyen-Orient. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté les attaques iraniennes contre les pays de la région », peut-on lire dans la déclaration commune. « Nous appelons à la reprise des négociations et exhortons les dirigeants iraniens à rechercher une solution négociée. En définitive, le peuple iranien doit pouvoir déterminer son avenir. »
Russie
La Russie a condamné l’attaque des États-Unis et d’Israël, la qualifiant d’« acte d’agression armée préméditée et non provoquée contre un État membre souverain et indépendant de l’ONU », dans une déclaration du ministère russe des Affaires étrangères publiée sur Telegram. Elle a accusé les États-Unis et Israël de « plonger le Moyen-Orient dans un abîme d’escalade incontrôlée » et a déclaré que ces attaques pourraient provoquer une « catastrophe humanitaire, économique et peut-être radioactive » au Moyen-Orient.
Chine
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré sur X que « la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran doivent être respectées ». « La Chine appelle à l’arrêt immédiat des actions militaires, à la fin de l’escalade de la tension, à la reprise du dialogue et des négociations, et à des efforts pour maintenir la paix et la stabilité au Moyen-Orient », poursuit le communiqué.
France
En plus de la déclaration commune avec les dirigeants du Royaume-Uni et de l’Allemagne, le président Emmanuel Macron a déclaré sur X que « L’escalade en cours est dangereuse pour tous. Elle doit cesser. Le régime iranien doit comprendre qu’il n’a désormais plus d’autre option que d’engager une négociation de bonne foi pour mettre un terme à son programme nucléaire et balistique comme à ses actions de déstabilisation régionale. C’est absolument nécessaire à la sécurité de tous au Moyen-Orient. »
Il a appelé à une réunion « urgente » du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Union européenne
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux que l’UE « a toujours encouragé les efforts diplomatiques visant à régler la question des programmes nucléaires et balistiques par le biais d’une solution négociée ». « Nous appelons toutes les parties à faire preuve d’une retenue maximale, à protéger les civils et à respecter pleinement le droit international », a-t-elle déclaré.
Canada
Le Premier ministre Mark Carney a déclaré dans un communiqué publié sur X que le Canada soutenait les États-Unis « dans leurs efforts pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et empêcher son régime de continuer à menacer la paix et la sécurité internationales ». « La position du Canada reste claire : la République islamique d’Iran est la principale source d’instabilité et de terreur dans tout le Moyen-Orient, elle a l’un des pires bilans au monde en matière de droits de l’homme et ne doit en aucun cas être autorisée à se doter ou à développer des armes nucléaires. »
Australie
Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a déclaré dans un communiqué publié sur X que son pays soutenait les États-Unis dans leur opération militaire. « Nous soutenons les États-Unis dans leurs efforts pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et de continuer à menacer la paix et la sécurité internationales », a-t-il déclaré. Le pays a également mis à jour ses recommandations de voyage, passant à « Ne pas voyager » pour le Liban et Israël.
Pakistan
Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a publié samedi un communiqué condamnant ce qu’il qualifie d’« attaques injustifiées contre la République islamique d’Iran », ainsi que les représailles de « l’Iran contre les pays frères que sont l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis ». Le ministère a confirmé qu’un ressortissant pakistanais avait été tué aux Émirats arabes unis lors des attaques. « Nous exhortons toutes les parties à s’abstenir de toute nouvelle action susceptible de compromettre la sécurité et l’intégrité territoriale des autres pays de la région », indique le communiqué.
Inde
Le ministère indien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que le pays était « profondément préoccupé par les récents développements en Iran et dans la région du Golfe ». « Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue, à éviter toute escalade et à donner la priorité à la sécurité des civils », poursuit-il. « Le dialogue et la diplomatie doivent être privilégiés afin de désamorcer les tensions et de résoudre les problèmes sous-jacents. La souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les États doivent être respectées. »
Espagne
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a appelé sur X à « une désescalade immédiate et au respect total du droit international », dénonçant le risque d’une nouvelle guerre « prolongée » au Moyen-Orient. « Nous rejetons l’action militaire unilatérale des États-Unis et d’Israël, qui représente une escalade et contribue à un ordre international plus incertain et hostile », a-t-il déclaré. « Nous rejetons également les actions du régime iranien et des Gardiens de la révolution. »
Arabie saoudite
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné dans un communiqué les frappes de représailles menées par l’Iran dans toute la région. « Le Royaume d’Arabie saoudite condamne et dénonce avec la plus grande fermeté l’agression manifeste de l’Iran et la violation flagrante de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie », indique le communiqué.
Émirats arabes unis
Après que les Émirats arabes unis ont été victimes de frappes de représailles de la part de l’Iran, leur ministère des Affaires étrangères a condamné son voisin dans un communiqué, qualifiant ces frappes de « violation flagrante de la souveraineté nationale et de violation manifeste du droit international et de la Charte des Nations Unies ». « Les Émirats arabes unis ont souligné qu’ils conservaient leur droit plein et légitime de répondre à ces attaques d’une manière qui préserve leur souveraineté, leur sécurité nationale et leur intégrité territoriale, et qui garantisse la sécurité de leurs citoyens et résidents, conformément au droit international », poursuit le communiqué.
Oman
Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr Al Busaidi, a déclaré samedi après les attaques qu’il était « consterné ». « Des négociations actives et sérieuses ont une fois de plus été compromises », a déclaré M. Badr Al Busaidi, qui a joué un rôle clé dans les récentes négociations nucléaires entre les États-Unis et l’Iran. « Cela ne sert ni les intérêts des États-Unis ni la cause de la paix mondiale. Et je prie pour les innocents qui vont souffrir. »
Nations Unies
Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a critiqué à la fois les frappes contre l’Iran et les frappes de représailles iraniennes. « Comme toujours, dans tout conflit armé, ce sont les civils qui finissent par payer le prix le plus élevé » a-t-il déclaré samedi dans un communiqué. « J’appelle à la retenue et implore toutes les parties de faire preuve de raison, de désamorcer la situation et de revenir à la table des négociations où, quelques heures auparavant, elles cherchaient activement une solution. » Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a également condamné les actions militaires de toutes les parties au conflit. « J’appelle à la cessation immédiate des hostilités et à la désescalade. Ne pas le faire risquerait d’entraîner un conflit régional plus large, avec de graves conséquences pour les civils et la stabilité régionale », a déclaré António Guterres sur X. Il a également souligné dans son message que la Charte des Nations Unies interdit « la menace de recourir à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies ».
Ukraine
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a condamné l’Iran pour être « le complice de Poutine », dans un message sur X. « Il est important que les États-Unis agissent avec fermeté. Chaque fois que les États-Unis font preuve de détermination, les criminels internationaux s’affaiblissent. Les Russes doivent également comprendre cela. »
Albanie
Le Premier ministre albanais Edi Rama a déclaré sur X que l’Albanie « se tient fermement aux côtés d’Israël et des pays arabes frères en quête de paix » et qu’elle soutient la contribution militaire des États-Unis. « Nous approuvons pleinement tous les efforts décisifs visant à empêcher une fois pour toutes les meurtriers de Téhéran d’acquérir des capacités nucléaires ou militaires susceptibles de nuire à Israël ou à toute autre nation éprise de paix au Moyen-Orient », a déclaré M. Rama. « Le terrorisme doit être dénoncé. Et une fois dénoncé, il doit être arrêté. »
Hongrie
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, allié de Trump en Europe, a immédiatement exprimé ses inquiétudes quant à l’impact des frappes sur les prix du pétrole. Il a déclaré aux journalistes que ces frappes « doublaient l’importance de l’oléoduc Friendship », qui traverse l’Ukraine. Les livraisons de pétrole russe sont perturbées depuis janvier, et le Premier ministre a accusé l’Ukraine d’imposer un « blocus pétrolier ».
Koweït
La base aérienne Ali Al Salem au Koweït, utilisée par l’armée américaine, a également été prise pour cible dans le cadre des représailles militaires de l’Iran. Le Koweït a publié une déclaration condamnant les attaques iraniennes sur son sol et a affirmé son droit de répondre à cette « attaque éhontée » en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies.
Qatar
Dans des déclarations similaires à celles du Koweït et des Émirats arabes unis, le Qatar a condamné les attaques de représailles de l’Iran et réaffirmé son droit de riposter, conformément au droit international. « L’État du Qatar condamne fermement les tirs de missiles balistiques iraniens sur son territoire, qu’il considère comme une violation flagrante de sa souveraineté nationale, une atteinte directe à sa sécurité et à son intégrité territoriale, et une escalade inacceptable qui menace la sécurité et la stabilité de la région », peut-on lire dans la déclaration publiée sur X.
Liban
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré sur X qu’il « n’accepterait pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité ».
- Article issu de TIME US - Traduction TIME France





