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La guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran expliquée

Illustration : Téhéran, le 2 mars 2026. (Photo par Contributor/Getty Images)
La montée en puissance du conflit a également mis en danger des millions de vies à travers le Moyen-Orient et laissé des dizaines de milliers de citoyens étrangers bloqués et exposés au risque d'être pris dans les violences qui secouent la région. Ses effets se font également sentir à l'échelle mondiale sur l'économie, puisqu'il a perturbé l'un des corridors énergétiques les plus importants au monde ainsi qu'un pôle clé des secteurs de l'aviation et du tourisme.

Le Moyen-Orient est plongé dans une nouvelle période d’instabilité depuis que les frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran, qui ont débuté le 28 février, auraient fait plus de 1 000 morts, dont plus de 150 écoliers, et déclenché une vague de représailles iraniennes dans toute la région. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et des dizaines de responsables iraniens ont été tués lors de ces frappes, laissant un vide au pouvoir à Téhéran. Le sort du gouvernement théocratique iranien est incertain, et le gouvernement Donald Trump a ouvertement appelé à un changement de régime. Les frappes ont également fait échouer les pourparlers naissants entre les États-Unis et l’Iran sur l’avenir de leur programme nucléaire, qui avaient déjà été compromis par la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël en juin dernier. « Nous faisons cela, non pas pour le présent, mais pour l’avenir, et c’est une noble mission », a déclaré le président Donald Trump dans une déclaration vidéo après avoir lancé l’attaque, baptisée « Opération Epic Fury ». Il a mis en garde contre d’éventuelles pertes américaines — « cela arrive souvent en temps de guerre », a-t-il déclaré — et plusieurs militaires américains ont déjà été tués depuis.

Pourquoi les États-Unis et Israël ont-ils frappé l’Iran ?

Les responsables américains et israéliens ont donné des explications contradictoires sur les raisons de leur attaque contre l’Iran, même si Donald Trump a insisté sur le fait que les frappes étaient nécessaires et que les opérations se poursuivraient jusqu’à ce que les objectifs américains soient atteints. Immédiatement après le lancement de l’opération « Epic Fury » le 28 février, Donald Trump a qualifié l’attaque de mesure défensive et a laissé entendre qu’elle visait à éliminer les « menaces imminentes » provenant de l’Iran. Israël l’a décrite comme une « frappe préventive » visant à neutraliser une attaque de missiles anticipée de l’Iran. Donald Trump avait le « sentiment » que l’Iran prévoyait d’attaquer les États-Unis, a déclaré aux journalistes la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, le 4 mars. Ni les États-Unis ni Israël n’ont fourni de preuves que l’Iran prévoyait de les attaquer. Lors de réunions d’information privées au Congrès, les responsables du gouvernement Donald Trump ont reconnu que les services de renseignement américains n’avaient pas montré que l’Iran se préparait à frapper avant les attaques américano-israéliennes ; ils ont plutôt affirmé que les missiles et les forces alliées de l’Iran représentaient une menace pour le personnel américain et ses alliés dans la région, bien que les responsables aient présenté des points de vue divergents quant à savoir si cette menace était plus générale ou imminente.

La justification des frappes a continué d’évoluer dans les jours qui ont suivi. Les responsables américains ont décrit l’offensive comme visant à paralyser l’infrastructure balistique iranienne et à empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire après ce que le gouvernement Donald Trump a depuis qualifié de négociations nucléaires échouées. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété à plusieurs reprises que le régime iranien constituait une « menace existentielle » pour Israël. L’Iran a toujours affirmé qu’il ne cherchait pas à développer une arme nucléaire, bien que l’agence de surveillance nucléaire des Nations Unies ait estimé que Téhéran avait enrichi de l’uranium au-delà des besoins énergétiques civils. Malgré cela, l’agence a indiqué que l’Iran ne disposait pas d’un programme structuré visant à développer une arme nucléaire. Après avoir bombardé trois installations nucléaires iraniennes en juin dernier, Donald Trump a également affirmé que les États-Unis avaient « anéanti » le programme nucléaire iranien. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a initialement suggéré que les États-Unis avaient lancé des frappes en partie sous la pression d’Israël, qui préparait sa propre attaque. Marco Rubio, ainsi que Donald Trump, sont ensuite revenus sur ces propos, insistant sur le fait que la frappe était une décision prise par Donald Trump et qu’Israël n’avait pas forcé les États-Unis à agir. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a déclaré que l’opération n’était « pas une guerre dite de changement de régime », mais les messages plus généraux des États-Unis et d’Israël ont indiqué que l’objectif était de renverser les dirigeants iraniens. Immédiatement après les frappes, Donald Trump a appelé le peuple iranien à « prendre le contrôle » de son gouvernement.
Les frappes sont également survenues quelques semaines après la promesse de Donald Trump de « sauver » les manifestants iraniens en janvier. Après l’assassinat d’Ali Khamenei, Israël a averti que toute personne qui deviendrait le prochain guide suprême sous le régime actuel serait également une cible potentielle.

Quelles sont les relations entre les États-Unis et l’Iran ?

Les États-Unis et l’Iran sont depuis longtemps des adversaires politiques et ont mis fin à leurs relations diplomatiques officielles après la révolution iranienne de 1979 qui a établi la République islamique d’Iran. Au cours du second mandat de Donald Trump, le gouvernement américain a intensifié ses pressions sur l’Iran pour qu’il abandonne son programme nucléaire, après que Donald Trump, lors de son premier mandat, a retiré les États-Unis de l’accord nucléaire conclu par le gouvernement de Barack Obama avec l’Iran. En janvier, il a également menacé le régime iranien en raison de sa violente répression des manifestations antigouvernementales. Malgré cela, Washington et Téhéran étaient engagés dans des négociations nucléaires lorsque les États-Unis et Israël ont mené leurs frappes. Ces pourparlers avaient repris début février après avoir été interrompus depuis juin, lorsque Israël a attaqué l’Iran et que les États-Unis se sont joints au premier pour frapper des sites nucléaires iraniens.
Des progrès limités mais notables ont été signalés entre les négociateurs américains et iraniens, qui se sont rencontrés à Oman le 6 février et à Genève les 26 et 27 février, juste un jour avant les frappes américano-israéliennes. Toutefois, les attaques en cours ont une fois de plus durci la position de l’Iran envers les États-Unis et pourraient avoir anéanti les espoirs d’un accord diplomatique sur le programme nucléaire iranien.

 

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2010 – Cacahuate, amendments by Globe-trotter and Joelf, version FR par Joelf, CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons

Comment l’Iran a-t-il réagi ?

L’Iran a riposté par une série d’attaques contre des installations militaires américaines dans toute la région, frappant Israël, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn, le Koweït et l’Arabie saoudite lors des premières attaques du week-end. Des frappes iraniennes présumées ont également visé des sites civils, notamment une raffinerie de pétrole en Arabie saoudite, un hôtel à Dubaï et des aéroports aux Émirats arabes unis et au Koweït. Dans les jours qui ont suivi, l’Iran a étendu ses attaques, lançant des missiles et des drones sur la Jordanie, qui ont été interceptés, et ciblant une base de la Royal Air Force britannique à Chypre. Des frappes présumées iraniennes ont également été signalées au-dessus de l’Irak et de l’espace aérien d’Oman. L’Iran a également commencé à cibler les centres politiques américains dans la région, notamment en frappant les ambassades américaines à Riyad et à Koweït City. Plus d’une douzaine de personnes ont été tuées par des frappes supposées iraniennes dans toute la région. Six militaires américains ont été tués lors d’une frappe de représailles iranienne contre un centre d’opérations américain au Koweït, marquant les premières pertes américaines au combat signalées dans cette guerre. Plus d’une douzaine d’autres soldats auraient été blessés lors des attaques iraniennes.

Les capacités militaires conventionnelles de l’Iran sont bien inférieures et moins avancées sur le plan technologique que celles des États-Unis et d’Israël. L’Iran compte plus de 600 000 militaires actifs et 350 000 réservistes, contre environ 170 000 militaires actifs et plus de 450 000 réservistes pour Israël. Mais avec environ 10 milliards de dollars, le budget de la défense de l’Iran est largement inférieur à celui d’Israël (35 milliards de dollars), sans parler du budget de la défense des États-Unis (près de 1 000 milliards de dollars), le plus important au monde. Israël dispose également de systèmes de défense antimissile très avancés et serait en possession d’une arme nucléaire clandestine, tandis que les États-Unis possèdent l’un des plus grands arsenaux nucléaires au monde, une technologie supérieure et une portée militaire étendue à travers le monde. Des experts ont déclaré à Al Jazeera que l’Iran avait modifié sa stratégie depuis juin dernier pour recourir de manière plus agressive aux missiles à portée régionale et aux attaques de drones, même s’il reste limité par ses capacités réduites et la crainte d’une escalade de la guerre avec les États-Unis.
Le conflit s’est également élargi après que le Hezbollah, une milice soutenue par l’Iran, a tiré des roquettes et des drones sur un site militaire israélien le 2 mars en représailles à l’assassinat de Ali Khamenei. Israël a riposté par des frappes continues sur Beyrouth et le sud du Liban, qui ont tué plus de 50 personnes, tout en continuant d’échanger des attaques avec le Hezbollah. Le Liban a condamné les attaques d’Israël et du Hezbollah et les a exhortés à ne pas utiliser le pays comme « plateforme pour des guerres par procuration ».

Comment le reste du monde a-t-il réagi ?

Immédiatement après la première vague de frappes américaines et israéliennes en Iran, les dirigeants mondiaux ont appelé à la retenue, et des institutions multilatérales telles que les Nations Unies et l’Union européenne ont appelé à la désescalade.
Les États du Golfe ont toujours évité toute confrontation directe avec l’Iran et ont refusé à plusieurs reprises d’être entraînés dans un conflit régional. Dans les semaines qui ont précédé l’attaque américaine, Oman avait servi de médiateur dans des pourparlers indirects entre Washington et Téhéran. Mais alors que les États voisins se retrouvaient dans le collimateur de l’Iran après que Téhéran eut pris pour cible des bases américaines et des sites civils dans toute la région, le Conseil de coopération du Golfe, qui comprend les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Arabie saoudite, Oman, le Qatar et le Koweït, a convoqué une réunion d’urgence pour condamner les actions de l’Iran et « se réserver le droit légal de riposter ».
L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord, dont les États-Unis sont membres, soutient la campagne militaire contre l’Iran, selon son secrétaire général Mark Rutte, bien que l’alliance ait déclaré qu’elle ne s’impliquerait pas. Certains alliés américains au sein de l’OTAN ont montré des réticences à être entraînés dans la guerre. Le Royaume-Uni s’est initialement opposé à ce que l’armée américaine utilise une base commune située dans les îles Chagos, sous administration britannique, pour envoyer des missiles défensifs en Iran, mais le Premier ministre Keir Starmer a finalement cédé après avoir été publiquement réprimandé par Donald Trump. Il a également autorisé les États-Unis à utiliser sa base militaire RAF Akrotiri à Chypre pour des frappes « défensives » contre l’Iran ; la base a été touchée par une frappe présumée d’un drone du Hezbollah peu après l’annonce. L’Espagne s’est montrée plus ferme. En effet, lorsque Donald Trump a menacé de rompre les relations commerciales bilatérales après le refus de l’utilisation de ses bases par l’armée américaine, le Premier ministre Pedro Sánchez a répondu : « Non à la guerre ».
En dehors du Moyen-Orient, le conflit a donné lieu à des avertissements sur ses répercussions mondiales plus importantes. L’Inde a fait part de ses inquiétudes quant aux retombées, notamment sur le commerce et les chaînes d’approvisionnement énergétique, tandis que la Russie, alliée de l’Iran qui a rejeté la responsabilité sur les États-Unis et Israël et reste en guerre avec l’Ukraine, a condamné ces nouvelles violences qui poussent la région « vers une catastrophe humanitaire, économique et potentiellement même radioactive »

Quelles sont les implications mondiales de la guerre ?

La guerre a provoqué des perturbations importantes dans les transports. Bien qu’il ait été conseillé aux Américains de quitter immédiatement le Moyen-Orient, cela n’est pas facile : plusieurs pays du Golfe ont fermé leur espace aérien et certains aéroports internationaux du Golfe, dont beaucoup servent de points de transit clés pour les voyages internationaux, ont également subi des dommages suite aux contre-offensives iraniennes, laissant des milliers de voyageurs bloqués. Certaines compagnies aériennes du Golfe ont depuis repris leurs vols, mais principalement dans le cadre d’opérations de rapatriement.
La guerre menace également de perturber l’approvisionnement mondial en pétrole et en gaz naturel. Il existe déjà un goulot d’étranglement dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime étroit entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, par lequel transite environ un cinquième de la production mondiale de pétrole. L’Iran, qui contrôle la partie nord du détroit et peut bloquer tout navire qui le traverse, a déjà utilisé cette voie navigable comme monnaie d’échange politique dans un contexte de tensions. À la suite de l’attaque du week-end dernier, les forces iraniennes ont menacé de « mettre le feu » à tout navire qui passerait par là. Plusieurs installations de GNL dans la région ont également été attaquées. Des analystes ont déclaré à TIME que la menace d’un conflit prolongé a incité les transporteurs maritimes à accoster pour éviter les risques ou à augmenter leurs coûts, ce qui a entraîné une flambée des prix.

Qui était l’ayatollah Ali Khamenei ?

L’ayatollah Ali Khamenei a été le guide suprême de l’Iran pendant plus de 36 ans, soit le plus long mandat de tous les dirigeants du Moyen-Orient au moment de son décès. À l’instar de Ruhollah Khomeini, le grand ayatollah qui a fondé la République islamique d’Iran après la révolution de 1979, Ali Khamenei rejetait fermement ce que le régime théocratique considérait comme « l’impérialisme occidental », positionnant l’Iran comme un contrepoids à l’influence américaine, israélienne et saoudienne dans la région. Sous le règne d’Ali Khamenei, l’Iran a financé des groupes armés, dont le Hezbollah, pour qu’ils agissent en tant que bras armé du régime dans la région. En tant que guide suprême, Ali Khamenei a dicté pratiquement tous les aspects de la gouvernance de la République islamique, nommant les chefs du pouvoir judiciaire et contrôlant l’armée iranienne et le Corps des gardiens de la révolution islamique, les défenseurs du système islamique iranien. il a souvent utilisé les larges pouvoirs dont il disposait pour réprimer la contestation.

Les opposants d’Ali Khamenei se sont réjouis en apprenant sa mort, invoquant des décennies de répression de la liberté d’expression et des manifestations sous son règne. En 2022, des manifestations ont éclaté après la mort de Mahsa Amini, détenue par la « police des mœurs » pour avoir prétendument enfreint les lois sur le hijab, mais le régime a réagi en imposant des sanctions encore plus sévères afin de dissuader les femmes d’enfreindre les règles strictes en matière de code vestimentaire.
La population est également descendue dans la rue à la fin de l’année dernière et au début de cette année pour exprimer sa frustration face à l’économie iranienne en difficulté, dans un contexte de chute de la monnaie et de flambée de l’inflation, problèmes qui découlent en partie des sanctions internationales imposées à l’Iran au fil des ans.

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Plusieurs milliers de personnes se rassemblent lors d’une manifestation contre « le régime des ayatollahs en Iran » le 25 janvier 2026 à Bruxelles, en Belgique. (Photo de Thierry Monasse/Getty Images)

 

Qui succédera à Ali Khamenei ?

Compte tenu des positions hostiles d’Ali Khamenei envers les États-Unis et l’Occident, sa mort a suscité l’espoir qu’un guide suprême plus modéré ou réformiste prendra sa place. Mais le choix de candidats à sa succession s’est considérablement réduit ces dernières années, notamment parce que les États-Unis ont éliminé certains des successeurs privilégiés par Khamenei. Donald Trump a déclaré que l’Iran avait besoin d’un leadership « plus modéré », mais il a admis que dans le pire des cas, le remplaçant de Khamenei pourrait être quelqu’un « d’aussi mauvais que son prédécesseur ». Ces attaques ont mis à l’épreuve la volonté de Téhéran de négocier avec Washington. La Constitution iranienne stipule que le Guide suprême doit être un juriste islamique chiite choisi par l’Assemblée des experts, un comité élu de 88 membres composé de religieux. Parmi les candidats potentiels pour remplacer Ali Khamenei figurent son fils Mojtaba Khamenei, le président de la Cour suprême Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i et Hassan Khomeini, le petit-fils de l’ancien Guide suprême.

Quel est le cadre juridique de cette guerre ?

Les élus et les observateurs internationaux ont exprimé leurs inquiétudes quant au fondement juridique des frappes américano-israéliennes. Si le président américain est également le commandant en chef du pays, son autorité pour ordonner une action militaire se limite à repousser des attaques ou à dissuader une attaque clairement imminente, a déclaré un expert au magazine TIME, et jusqu’à présent, peu d’éléments permettent d’affirmer que tel est le cas. Pour que le président puisse lancer une attaque contre un État souverain, il doit obtenir l’autorisation du Congrès, qui a le pouvoir exclusif de déclarer la guerre. Les actions militaires sans l’approbation du Congrès sont restreintes par la résolution sur les pouvoirs de guerre de 1973, qui limite l’opération à 60 jours. Bien que le Congrès n’ait pas besoin de prendre de mesures pour déclarer les frappes illégales, les élus ont de nouveau constaté que leur capacité à contraindre Donald Trump était limitée, en particulier après que des actions militaires ont déjà été engagées.
Les démocrates du Sénat ont tenté de bloquer toute nouvelle action militaire contre l’Iran sans l’autorisation du Congrès, mais la résolution a échoué. Une autre résolution sur les pouvoirs de guerre devrait être votée à la Chambre des représentants le 5 mars. Donald Trump a largement pu mener des actions militaires sans l’approbation du Congrès ni recours significatif, notamment le raid militaire sur le Venezuela, les frappes sur des bateaux soupçonnés de transporter de la drogue dans les Caraïbes et le Pacifique, et les frappes sur plusieurs pays, dont l’Iran.

Combien de temps la guerre pourrait-elle durer ?

Donald Trump a donné des délais contradictoires quant à la durée nécessaire pour résoudre le conflit avec l’Iran. Tôt le 28 février, après les premières frappes, il a déclaré à Axios qu’il avait le choix entre « aller loin » ou « en finir en deux ou trois jours ». Au lendemain de la première salve, Donald Trump a déclaré au Daily Mail que la campagne en Iran durerait environ quatre semaines. Lors d’une réunion d’information au Pentagone le 2 mars, le président de l’état-major interarmées, le général Dan Caine, a déclaré que la campagne n’était « pas une opération ponctuelle » et le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que le gouvernement « ne fixerait jamais de délai » pour la guerre et que les progrès pourraient « avancer » ou « reculer ».

Que pensent les Américains de la guerre ?

Plusieurs sondages réalisés dans les jours qui ont suivi l’attaque américano-israélienne montrent que la plupart des Américains désapprouvent la guerre, même si les opinions à ce sujet sont divisées selon les affinités politiques. Selon la plupart des sondages, la majorité des républicains soutiennent l’action militaire, contrairement à la plupart des démocrates et des indépendants.
Selon un sondage CBS News, 69 % des Américains estiment que Donald Trump doit obtenir l’autorisation du Congrès pour poursuivre les opérations militaires contre l’Iran. Une majorité des personnes interrogées estiment également que le gouvernement n’a pas fourni d’explications claires sur les objectifs des États-Unis en Iran. Dans toutes les villes américaines, les gens sont également descendus dans la rue pour organiser des manifestations contre la guerre, notamment à New York, Los Angeles, Miami, Chicago et Washington. Dans le même temps, des milliers d’autres personnes se sont rassemblées pour célébrer la mort de Khamenei et appeler à la fin du régime iranien.

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