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Au Super Bowl, Bad Bunny appelle à l’unité, « l’un des pires de tous les temps » pour Donald Trump 

SANTA CLARA, CALIFORNIA - FEBRUARY 8: Bad Bunny performs in the Apple Music Halftime Show during the NFL Super Bowl 60 football game between the Seattle Seahawks and the New England Patriots, at Levi's Stadium on February 8, 2026 in Santa Clara, California. (Photo by Kevin Sabitus/Getty Images)
Le tant attendu Super Bowl s’est déroulé ce dimanche 8 février au Levi’s Stadium à Santa Clara, une soirée marquée par la mi-temps assurée par le chanteur portoricain Bad Bunny qui a porté un message d’unité pour le continent américain. Le président américain Donald Trump a qualifié le show d’« affront à la grandeur de l’Amérique ».

Le show de Bad Bunny a, sans surprise, fait réagir Donald Trump. Le président américain a qualifié ce dimanche 8 février d’« affront à la grandeur de l’Amérique » le concert animé lors de la mi-temps du Super Bowl par le chanteur portoricain Bad Bunny. La grande finale du championnat de football américain avait lieu cette année au Levi’s Stadium à Santa Clara, au sud-est de San Francisco. Donald Trump avait déjà prévenu ne pas se rendre au match qu’il jugeait « trop loin ». Dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 janvier, le président américain a affirmé sur son réseau social Truth Social, quelques minutes après la fin du show de Bad Bunny : « Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type », le chanteur portoricain ne s’exprimant quasiment qu’en espagnol tout au long du concert. Les États-Unis comptent, selon des chiffres officiels, 41 millions d’Hispaniques. L’artiste de reggaeton avait pourtant tout au long de sa performance évité de mentionner le président américain ainsi que sa politique migratoire. 

Il a également déclaré que « le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument lamentable, l’un des pires de tous les temps ! C’est absurde, un affront à la grandeur de l’Amérique, et cela ne reflète en rien nos valeurs de réussite, de créativité et d’excellence », ajoutant que la chorégraphie de Bad Bunny était « répugnante, surtout pour les jeunes enfants qui regardent le spectacle depuis les quatre coins des États-Unis et du monde entier ». Donald Trump, exténué, a également considéré le spectacle comme une « véritable gifle » pour les États-Unis et qu’il recevra « d’excellentes critiques de la part des médias qui diffusent de fausses informations ». 

Un clin d’œil aux Grammy Awards

À la mi-temps, Bad Bunny, de son vrai nom Benito Antonio Martínez Ocasio, s’est produit pendant une dizaine de minutes avec un message d’unité envers le continent américain. Dans un contexte tendu, le chanteur est devenu un symbole de dénonciation de la violente politique anti-immigration mise en place par l’administration de Donald Trump. Le chanteur portoricain a ainsi mis à l’honneur la culture de l’île des Caraïbes dont il est originaire ainsi que certains de ses plus grands hits issus de son dernier album Debí Tirar Más Fotos. 

Son concert de la mi-temps s’est déroulé une semaine après qu’il a remporté le Grammy Award du meilleur album de l’année. Lors de la remise de son prix, sur scène, le chanteur avait dénoncé l’action de la police fédérale américaine de l’immigration, appelant à mettre la « ICE dehors ». Au milieu du concert à la mi-temps du Super Bowl, Bad Bunny a remis son Grammy à un jeune garçon, un geste que les fans ont interprété comme un possible clin d’œil à Liam Ramos, un enfant de cinq ans arrêté quelques semaines plus tôt par la police de l’immigration.

« Ensemble, nous sommes l’Amérique »

Lors de la représentation au Super Bowl, Bad Bunny n’a pas livré de message politique direct. Le chanteur a toutefois détourné le « God Bless America » (Dieu bénisse l’Amérique) traditionnel aux États-Unis, pour en faire un slogan d’unité pour tout le continent. Il a terminé en portant un ballon de football américain avec écrit dessus « Ensemble, nous sommes l’Amérique ». Sur l’écran géant derrière, un message affichait « la seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour ». Pour la première fois, le spectacle de la mi-temps a été intégralement interprété en espagnol, à l’exception d’une prestation de la chanteuse américaine Lady Gaga, qui a repris son titre Die with a Smile dans une version réarrangée aux sonorités traditionnelles latines. Lors de la mi-temps, les spectateurs ont pu également apercevoir sur le terrain, la chanteuse et rappeuse américaine Cardi B, l’acteur Pedro Pascal ainsi que l’actrice Jessica Alba. Dans les tribunes, Roger Federer, Jay-Z ou encore Justin Bieber étaient présents.

Lors de la grande finale du championnat de football-américain NFL, les Seattle Seahawks ont remporté un deuxième Super Bowl en s’imposant face aux New England Patriots avec un score de 29-13. Après s’être imposés en partie grâce à leur défense, Kenneth Walker, élu l’homme du match avec 135 yards gagnés ballon en main, a réagi en affirmant que les Seahawks avaient « affronté beaucoup d’adversité cette année » pour finalement « réussir à rester soudés pour être récompensés ». Le grand rendez-vous annuel du Super Bowl a réuni en tout 75 000 spectateurs dans le Levi’s Stadium au sud-est de San Francisco. Le stade de Santa Clara a prévu également de recevoir six rencontres de la Coupe du monde de football cet été 2026.

 

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