Comme chaque année depuis 1964, « The Call™ » est le moment tant attendu pour découvrir les aspérités du nouveau calendrier Pirelli auquel les plus grands photographes du monde apposent leur signature.
Pour ce cru 2026, c’est à la Maison Municipale de Prague en République tchèque que les adeptes du projet créatif se sont réunis pour découvrir les clichés du photographe et réalisateur norvégien Sølve Sundsbø qui a souhaité mettre en lumière des femmes symboliques dans son œuvre.
Au travers de vingt-deux photographies qui composent le calendrier, on retrouve onze figures féminines issues de tous les horizons.

Venus Williams à l’épreuve du feu crédit@Pirelli
Se côtoient au fil des pages, la joueuse de tennis Venus Williams, l’actrice écossaise Tilda Swinton, la célèbre mannequin russe Irina Shayk, ou encore la créatrice de mode et mannequin britannique Susie Cave déjà présente dans l’édition 1986 réalisée par Helmut Newton.
Autre icône, bien connue des adeptes du calendrier, la mannequin Eva Herzigova est également mise à l’honneur après avoir déjà été photographiée par Peter Lindbergh en 1996 pour Pirelli.
« Je voulais photographier des femmes mûres, avec de l’expérience et de la profondeur » Sølve Sundsbø
Lors de ces prises de vue qui se sont déroulées entre la plage de Holkham dans le Norfolk et dans la campagne de l’Essex puis en studio à Londres et à New York, Sølve Sundsbø a souhaité personnifier des éléments tels que la mer, le feu, l’air, l’eau, ainsi que des choses moins tangibles comme la lumière ou l’énergie. Un défi colossal.
« Je voulais capturer des émotions, des instincts et des états d’esprit qui sont au cœur de la vie humaine. Le désir de liberté, la curiosité, la soif de connaissance. Une forme de mystère, d’imagination, de passion, le désir d’émancipation, le lien avec la nature et notre relation au temps et à l’espace. C’est une manière de nous reconnecter à nos origines » a confié le photographe en marge de la présentation du calendrier.

Eva Herzigova, depuis les coulisses du Calendrier Pirelli 2026, crédit@AlessandroScotti
Sundsbø qui a commencé la photographie en immortalisant ses amis en train de skier, a opté pour un casting précis et ressérré afin de réussir à incarner chaque élément.
« Je voulais photographier des femmes mûres, avec de l’expérience et de la profondeur » dit-il, « des femmes que je respecte profondément pour ce qu’elles représentent. Certaines, j’avais longtemps voulu les photographier ; d’autres sont des visages que j’avais déjà capturés et que je voulais réinterpréter ».
Un club sélect de 41 photographes
Basé à Londres, l’artiste s’est également appuyé sur les nouvelles technologies pour recréer des décors sur la base d’images naturelles obtenues lors ses prises de vues : des couchers de soleil, des nuages ou encore du feu.
« Le défi était de représenter ces éléments de façon visuelle en photographie. Les faire en extérieur semblait intimidant à cause de toutes les informations présentes autour. Nous avons utilisé d’immenses murs LED, pour « récolter » la nature et la recréer dans un espace contrôlé. Bien sûr, nous avons aussi utilisé de l’eau réelle, du vent réel, mais certains éléments provenaient de l’extérieur et ont été intégrés en studio » détaille-t-il.

L’actrice Adria Arjona, depuis les coulisses du Calendrier Pirelli 2026, crédit@Alessandro Scotti
Sølve Sundsbø, basé à Londres depuis trente ans, s’est réjoui de pouvoir rejoindre ce « club » de 41 photographes qui ont tous laissé une trace dans l’histoire du projet. « C’est un peu comme recevoir un prix et devoir ensuite le mériter. Vu le panthéon des photographes qui l’ont fait avant moi, c’est intimidant », glisse cet amoureux de la photographie qui s’astreint à faire vivre son art au quotidien : « je prends des photos tout le temps – sur mon téléphone, avec un petit appareil – c’est une manière de comprendre le monde. Comme les écrivains essaient d’écrire sur une expérience, j’essaie de comprendre le monde en le photographiant ». Pari réussi.





