Quel est l’impact environnemental d’un pot de glace ?
Vous en conviendrez, le plastique est omniprésent dans notre société et difficile à éviter au quotidien. D’après une nouvelle étude publiée dans la revue One Earth, les emballages alimentaires sont de loin les déchets les plus courants sur les littoraux. D’ailleurs, à l’échelle internationale, nous produisons plus de 300 millions de tonnes de plastique chaque année, dont environ la moitié est à usage unique.
Et si un simple pot en carton peut sembler inoffensif, il est en fait plus néfaste qu’on ne le croit.
« Les récipients en carton sont souvent recouverts d’un film ou d’un revêtement plastique qui les imperméabilise », explique Erica Cirino, directrice des communications pour la Plastic Pollution Coalition et auteure de Thicker Than Water: The Quest for Solutions to the Plastic Crisis.
Le problème, c’est que ce revêtement n’est pas biodégradable. L’experte poursuit : « Le carton se dégrade en quelques mois ou en quelques années, mais le film plastique se décompose en particules minuscules, appelées microplastiques ».
Comment éviter les produits à usage unique cet été ?
Pour réduire votre consommation de plastique à usage unique cet été, plusieurs solutions s’ouvrent à vous.
« Tout produit à usage unique a un impact environnemental plus important qu’un produit réutilisable, parce qu’il génère des déchets », précise Erica Cirino.
Ainsi, par journée de forte chaleur, n’hésitez pas à emporter avec vous une gourde réutilisable, pour ne pas avoir à acheter de bouteille en plastique. Vous pouvez aussi apporter un thermos réutilisable dans votre café habituel, afin de garder votre boisson au frais sans utiliser de plastique, ou encore transporter vos propres couverts si vous allez manger un plat à emporter.
Comment réduire l’impact climatique de son cornet de glace ?
Pour une gourmandise plus respectueuse de l’environnement, commencez par privilégier un glacier local, afin de limiter les frais de transport et de réfrigération excessifs : les artisans glaciers sont plus susceptibles de s’approvisionner en produits laitiers auprès de fermes locales, ce qui réduit les émissions. Enfin, pourquoi ne pas se laisser tenter par un parfum sans lactose, puisque le lait de vache génère jusqu’à trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que ses alternatives végétales, et consomme environ deux à vingt fois plus d’eau douce.
Et surtout, la prochaine fois que vous allez déguster une glace, optez pour un cornet, l’option sans déchet. Comme nous le rappelle Erica Cirino : « C’est une bonne excuse pour se faire plaisir ».
- Article issu de TIME US - Traduction Mathilde PACE





