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Zidane, vingt ans après : le Stade de France retrouve son roi

Zinedine Zidane. (Crédits: Franco Arland - UEFA/UEFA via Getty Images)
Zinédine Zidane dirige ce vendredi son premier match à domicile comme sélectionneur des Bleus, vingt ans après sa dernière rencontre au Stade de France avec l’équipe nationale. Face à l’Italie, il vise un troisième succès en trois sorties, devant un stade comble.

Les chasubles ont changé de dos à plusieurs reprises. Ce 1er octobre, à la veille de France-Italie, Zinédine Zidane a mélangé ses joueurs lors de la dernière mise en place, comme il l’avait fait à Bruxelles avant la victoire contre la Belgique (1-0). Les journalistes alignés au bord de la pelouse du Stade de France sont repartis bredouilles : aucun onze type, aucun indice. Seules certitudes, Ousmane Dembélé sera titulaire et portera le brassard, et certains joueurs ont déjà été prévenus, comme Jérémy Jacquet l’avait été avant de séduire face aux Belges. Pour le reste, réponse ce 2 octobre, un peu avant 20 h.

Le sélectionneur, lui, ne masque pas l’émotion de ces retrouvailles. « C’est une grosse émotion », a-t-il déclaré en conférence de presse. C’est son premier match devant le public français depuis sa nomination, le 28 juillet. Le stade sera plein, et un hommage des supporters est annoncé en tribunes. Son dernier match au Stade de France avec les Bleus remonte au 27 mai 2006 : un France-Mexique (1-0) disputé juste avant son dernier Mondial.

Un stade à lui et un adversaire qui compte

Ce stade, il l’a étrenné. Le 28 janvier 1998, par une soirée glaciale, il y marque le premier but de l’histoire de l’enceinte, contre l’Espagne (1-0). Le 12 juillet suivant, deux coups de tête devant le Brésil (3-0) offrent à la France sa première étoile. Une semaine après l’accueil du pape, l’enceinte de Saint-Denis retrouve donc l’homme qui l’a baptisée.

Mais l’adversaire du soir n’a rien d’anodin. L’Italie, c’est la finale de l’Euro 2000, qu’elle a perdue sur le but en or de David Trezeguet. C’est surtout Berlin, le 9 juillet 2006 : une panenka sur penalty, l’égalisation transalpine, puis le coup de tête sur Marco Materazzi et l’expulsion en prolongation. La Squadra soulève la Coupe du monde aux tirs au but. Ce 1er octobre, Zidane n’a pas esquivé le sujet. « Je ne suis pas fier de ce qui s’est passé. Je l’ai dit, je l’ai redit, je le redis encore aujourd’hui », a-t-il insisté, avant d’ajouter que « ça fait partie d’un parcours ».

De l’autre côté des Alpes, la mémoire est moins sévère qu’on ne le croit. Zidane y a joué cinq saisons à la Juventus, de 1996 à 2001, pour un total de 212 matches et deux titres de champion. Interrogé par Foot Mercato, Michele Ciaschi, fondateur de la chaîne Team Serie A, souligne le respect dont Zidane bénéficie en Italie et retient surtout son élégance et son duo avec Alessandro Del Piero. Son transfert au Real Madrid, pour environ 75 millions d’euros, avait marqué les esprits par son montant et contribué à financer la reconstruction de la Juve autour de Nedved, Thuram et Buffon.

Sans Mbappé, une équipe qui tient

Le contexte, lui, ne pourrait guère être plus favorable. Zidane compte deux victoires en deux matches. À Izmit, le 25 septembre, ses cadres ont battu la Turquie (1-0) sur un but de Kylian Mbappé, qui a ensuite quitté le rassemblement, blessé au genou gauche. Trois jours plus tard, à Bruxelles, le sélectionneur a rajeuni et remanié son onze, et l’équipe a encore gagné (1-0), grâce à un exploit personnel de Michael Olise juste après son entrée en jeu. Zidane s’est dit « bluffé par tout le monde ». L’intérêt se mesure aussi à la télévision : 6,8 millions de téléspectateurs pour Turquie-France, 6,3 millions pour Belgique-France, selon Médiamétrie.

En face, l’Italie de Roberto Mancini se reconstruit tant bien que mal, après avoir manqué une troisième Coupe du monde d’affilée. Elle vient pourtant de dominer la Turquie (4-1), ce qui ne ressemble pas à une proie facile. Dembélé, Ballon d’or 2025, est attendu au tournant : il a encore peu pesé sur les deux premières rencontres de l’ère Zidane, malgré ses six buts au Mondial 2026. Le brassard lui offre l’occasion de changer cela. Mais ce vendredi 2 octobre, à 20 h 45, tous les regards iront d’abord au banc de touche. « J’ai une équipe de fou, donc je vais tout donner », a prévenu Zidane.

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