Selon Associated Press, Giuseppe Sala, maire de Milan, a déclaré au média italien RTL Radio 102 : « Il s’agit d’une milice qui tue. Une milice qui entre dans les foyers des gens sans mandat judiciaire. Il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’ils ne sont pas les bienvenus à Milan. »
Tricia McLaughlin, porte-parole du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, a pour sa part confirmé à TIME la semaine dernière que des agents de l’ICE contribueront bien aux opérations de sécurité des États-Unis aux JO d’hiver, qui se déroulent du 6 au 22 février à Milan et Cortina d’Ampezzo.
Elle a déclaré : « Bien entendu, l’ICE ne mène aucune opération relative à l’immigration à l’étranger. Aux Jeux olympiques, l’Office of Homeland Security Investigations (HSI) vient en aide au service de sécurité du département d’État des États-Unis et au pays hôte pour contrôler et atténuer les menaces provenant d’organisations criminelles transfrontalières. Toutes les opérations de sécurité restent sous l’autorité du gouvernement italien. »
Pendant les éditions précédentes des JO, des agents fédéraux avaient déjà participé à des opérations de sécurité des États-Unis, mais certains dirigeants italiens semblent indifférents à l’idée que l’ICE vienne jouer un tel rôle pendant les Jeux de Milano Cortina 2026.
« Soyons clairs : ce n’est pas comme s’ils venaient pour maintenir l’ordre public en pleine rue. Ils viennent pour collaborer au centre d’opérations », a assuré Antonio Tajani, ministre italien des Affaires étrangères, à la station de radio RAI.
Pourtant, d’autres dirigeants, dont le maire de Milan, se sont montrés bien plus critiques envers la venue de l’ICE, faisant écho aux polémiques de plus en plus virulentes concernant les opérations du Service de l’immigration et des douanes aux États-Unis. Pour rappel, au mois de janvier, à Minneapolis, un agent de l’ICE a abattu Renée Nicole Good, une citoyenne américaine de 37 ans, laissant derrière elle trois enfants. Moins de trois semaines plus tard, dans la même ville, des agents fédéraux ont tué Alex Pretti, un infirmier américain âgé lui aussi de 37 ans.
Giuseppe Conte, ancien Premier ministre italien, a déclaré la semaine dernière sur X : « Après des violences et des assassinats en pleine rue aux États-Unis, nous apprenons désormais par la porte-parole de l’ICE que des agents vont venir en Italie pendant les JO de Milano Cortina pour des raisons de sécurité. Nous ne pouvons pas le tolérer. »
Dopo violenze e uccisioni in strada negli Usa ora apprendiamo dal loro portavoce che gli agenti di Ice verranno in Italia per la sicurezza alle Olimpiadi di Milano-Cortina. Non possiamo permetterlo. Dopo le nostre proteste, il nostro Governo aveva provato a minimizzare, ma queste… pic.twitter.com/AQRoIK4nN1
— Giuseppe Conte (@GiuseppeConteIT) January 27, 2026
Il a par ailleurs appelé le gouvernement actuel, dirigé par la Première ministre Giorgia Meloni, l’une des principales alliées de Donald Trump en Europe, à « mettre en place nos propres limites » et à « prendre des décisions claires ».
Giuseppe Sala, maire de Milan, a pour sa part affirmé à RTL Radio 102 que les agents de l’ICE ne devraient pas venir aux JO « parce que rien ne nous assure qu’ils sont en adéquation avec nos méthodes démocratiques de sécurité ». Il a par ailleurs appelé les dirigeants italiens à faire reculer l’administration Trump.
« Pourrions-nous dire non à Trump ? Il ne s’agit pas de rompre notre relation ou de créer un incident diplomatique, mais pourrions-nous dire non ? »
Carlo Calenda, un homme politique centriste italien, a pour sa part déclaré à RTL Radio 102 que les agents de l’ICE « ne doivent pas poser le pied en Italie ». « Il s’agit d’une milice violente, non préparée et hors de contrôle », a-t-il martelé.
- Article issu de TIME US - Traduction Mathilde Pace





