Le coup d’envoi approche à grands pas. À l’aube de la cérémonie d’ouverture du Festival de Cannes, prévue ce 12 mai à 19h00, la Croisette semble d’ores et déjà gagner en effervescence. Après de longs mois d’attente, Cannes se prépare à accueillir la 79ᵉ édition de son légendaire festival du film, lequel verra défiler toute une myriade de réalisateurs et d’acteurs venus présenter leurs nouvelles œuvres. Voici ce qu’il faut savoir à quelques heures du lancement officiel de cet évènement pleinement dédié à l’amour du cinéma.
Eye Haïdara en maîtresse de cérémonie
C’est à elle que revient cette année la mission d’ouvrir et de clôturer le Festival de Cannes. L’actrice française Eye Haïdara, remarquée par le grand public dans Le Sens de la fête, d’Éric Toledano et Olivier Nakache, s’érige cette année au rang de maîtresse de cérémonie. Aujourd’hui à l’affiche du long-métrage féministe La Maison des femmes de Mélisa Godet, l’actrice de 43 ans succède à Laurent Laffitte.
« C’est à la fois un plaisir et un honneur de se dire que ce rendez-vous annuel que j’ai moi-même suivi et que je suis toujours », s’était-elle confiée, auprès de TIME France, Eye Haïdara. « Tout sera de l’ordre de la sincérité et de la passion ».
Étoile montante du cinéma tricolore, l’actrice ne manquera pas d’occuper l’écran des salles sombres dans les prochains mois, que ce soit pour le thriller d’espionnage Mata de Rachel Lang, ou la comédie dramatique L’Objet du délit, d’Agnès Jaoui.
Park Chan-wook à la tête du jury
C’est un habitué de la Croisette qui occupera la tête du jury de la 79ᵉ édition du Festival de Cannes. Park Chan-wook, lauréat du Grand Prix pour Old Boy en 2004, du Prix du jury pour Thirst, ceci est mon sang en 2009 et du Prix de la mise en scène pour Decision to Leave en 2022, succède à Juliette Binoche. Le cinéaste peut se targuer d’être le premier Coréen à devenir président du jury.
Natif de Séoul, Park Chan-wook avait également marqué de son empreinte le Festival de Cannes avec Mademoiselle, sélectionné en 2016. Il aura la grande responsabilité de remettre la Palme d’or, récompense suprême de cette grand-messe du cinéma.
Les célébrités composant le jury
Park Chan-wook ne sera pas le seul à désigner la prochaine Palme d’or, puisqu’il sera accompagné d’une mosaïque diverse et variée de cinéastes et d’artistes venus du monde entier. Le jury, dont la composition a été révélée le 4 mai, est notamment porté par la présence de Demi Moore, actrice américaine revenue sous la lumière des projecteurs avec The Substance, de Coralie Fargeat. Elle est accompagnée par une autre figure notable du cinéma, Chloé Zhao, récompensée par deux Oscars pour son film dramatique Nomadland (2021) et largement saluée pour Hamnet (2026), qui retrace le deuil de William Shakespeare et de son épouse après la disparition de leur enfant.
Toutes deux travailleront aux côtés de Stellan Skarsgård, acteur suédois apparaissant dans les plus grandes franchises cinématographiques, parmi lesquelles Pirates des Caraïbes, Avengers, Dune ou encore Star Wars. Laura Wandel, Ruth Negga, Paul Laverty, Isaack de Bankolé ainsi que Diego Céspedes sont également de la partie. Le jury, composé de neuf sièges, aura la lourde responsabilité de départager les œuvres en compétition et de décerner la mythique Palme d’or, remise l’année dernière à Jafar Panahi pour Un simple accident.
Ces acteurs récompensés par une Palme d’honneur
Cette année, deux Palmes honorifiques seront décernées à deux étoiles du cinéma. La première sera remise lors de la cérémonie d’ouverture à Sir Peter Jackson, le réalisateur derrière la saga iconique du Seigneur des anneaux, qui lui a valu plusieurs Oscars. La seconde reviendra, lors de la cérémonie de clôture, à Barbra Streisand, actrice, chanteuse, productrice et réalisatrice américaine, détentrice d’une centaine de récompenses dont des Golden Globe Awards, des Grammy Awards ou encore des Oscars.
La grande présence de la France… et le déclin des États-Unis
La 79ᵉ édition du Festival de Cannes révèle, plus en profondeur, une tendance favorable pour le cinéma tricolore, dont la présence se voit, cette année, renforcée. Ce phénomène transparaît clairement dans la liste des films en compétition pour la Palme d’or, avec 5 œuvres sur 22 réalisées par des Français. La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet, L’Inconnue d’Arthur Harari, Notre salut d’Emmanuel Marre, Garance de Jeanne Henry ou encore Histoires de la nuit de Léa Mysius concourent auprès de films espagnols, iraniens, belges ou encore japonais.
En parallèle, l’industrie étasunienne apparaît moins centrale dans le plus grand festival de cinéma du monde. Alors que Cannes accueillait auparavant les plus grandes productions d’Hollywood comme Star Wars, Mission Impossible ou encore Indiana Jones, l’édition 2026 ne compte pas présenter d’œuvres issues des studios Universal, Disney, Sony, Paramount ou encore Warner en compétition officielle. Des blockbusters attendus, comme L’Odyssée de Christopher Nolan ou Disclosure Day de Steven Spielberg, ne feront pas étape sur la Croisette. Malgré l’arrivée de titres inédits outre-Atlantique, comme L’Odyssée de Christopher Nolan ou Disclosure Day de Steven Spielberg, les États-Unis se verront moins en majesté du Festival de Cannes.
« En dehors du cinéma des studios, un cinéma indépendant, un cinéma ailleurs qu’à Los Angeles, continue d’exister », avait expliqué le délégué général du festival, Thierry Frémaux, lors de la présentation de la sélection. Dans ce contexte, deux films indépendants américains se confrontent en compétition officielle : Paper Tiger de James Gray, mettant en scène Scarlett Johansson et Adam Driver, et The Man I Love d’Ira Sachs, porté par Rami Malek.





