De l’industrie pharmaceutique à l’entrepreneuriat
À l’École polytechnique, Solange Arnaud découvre la biologie, au moment où le décryptage du génome permet de mieux comprendre les maladies, dont le cancer. La promesse se révèle plus complexe que prévu. Solange Arnaud reste pourtant dans le secteur et passe dix ans dans un grand groupe pharmaceutique, sur des maladies graves et chroniques. En s’intéressant au vécu des patients, elle fait une découverte : en complément du médecin et des médicaments, beaucoup d’entre eux se tournent vers les médecines douces.
Cette observation ne la quittera plus. Mais dans un grand groupe, l’impact se dilue. Ayant déjà créé une entreprise avec un ami pendant ses études, elle ressent le besoin de retrouver cette liberté d’action. Elle réfléchit alors à la technologie et à la santé : “Le mieux pour limiter les coûts de santé, c’est de ne pas être malade. Ce sujet de prévention a fait le lien entre mes observations et l’impact des pratiques complémentaires”. En 2016, Médoucine naît.
Un réseau de praticiens triés sur le volet
Sur la plateforme, on prend rendez-vous en cabinet ou à distance parmi 2 500 des praticiens référencés spécialisés en naturopathie, sophrologie, réflexologie, hypnose, médecine traditionnelle chinoise ou encore ostéopathie. On les trouve par discipline, ou par besoin : stress, troubles du sommeil, mal de dos, problèmes digestifs.
Les Français se tournent de plus en plus vers ce que la fondatrice préfère appeler « pratiques complémentaires » : 50 000 rendez-vous sont pris par mois sur la plateforme. Le secteur, qui compterait environ 80 000 professionnels selon elle, reste pourtant peu encadré. Pour Solange Arnaud, c’est une conviction qu’elle porte depuis la création de Médoucine : ces pratiques doivent être structurées. La plateforme rappelle d’ailleurs que ses praticiens ne sont, dans la plupart des cas, pas des médecins.
C’est pour cela que Médoucine a bâti un processus de référencement exigeant. Après un premier échange sur son approche et ses motivations, chaque praticien passe par plusieurs vérifications avant que son profil ne soit publié : diplômes et formations, documents administratifs (assurance professionnelle, casier judiciaire, pièce d’identité, numéro ADELI ou RPPS), références professionnelles, recommandations de patients et respect de l’éthique. Les avis sont ensuite collectés à deux moments : le jour de la consultation, puis trente jours plus tard, pour mesurer le ressenti dans la durée.
Médoucine entre dans une nouvelle ère
Rentable depuis 2024, Médoucine a choisi de rejoindre Cegedim Santé en mai 2026 pour changer d’échelle. Groupe français du numérique en santé, Cegedim Santé est installé depuis plus de cinquante ans dans le logiciel médical et au service de plus de 100 000 professionnels de santé. Pour Solange Arnaud, c’est la possibilité de tisser des liens entre deux communautés : “on a une raison d’être forte, qui est de permettre aux personnes d’agir pour leur santé, et rejoindre un groupe comme Cegedim Santé c’est donner davantage de chances et d’envergure à cette mission” .
Cette nouvelle étape s’accompagne d’une ambition claire : accélérer. Médoucine veut faire des pratiques complémentaires une évidence dans les parcours de soins. Le terrain y est déjà favorable : selon une enquête menée par la plateforme auprès d’une centaine de médecins généralistes, 80 % d’entre eux ont déjà recommandé ces pratiques à leurs patients.
Aujourd’hui, avec une note de 4,9/5 sur Trustpilot, Médoucine reste fidèle à l’ambition de sa fondatrice : rendre les pratiques complémentaires plus accessibles et plus fiables, pour que chacun puisse choisir en connaissance de cause.
Rendez-vous sur Médoucine, la plateforme n°1 des médecines douces : https://www.medoucine.com/



