Alors que la campagne pour l'élection présidentielle est doucement en train de se mettre en place et que les annonces de candidatures se succèdent, TIME France fait le point sur les candidatures déjà déclarées ou celles qui pourraient bientôt l'être.

Si les dates de la prochaine élection présidentielle ne sont toujours pas arrêtées, les candidatures ou offres de service ne cessent pourtant de se multiplier. Alors que le mandat d’Emmanuel Macron doit prendre fin dans moins d’un an, il y a celles et ceux qui sont déjà sur la ligne de départ, celles et ceux qui candidatent à une primaire, d’autres qui se préparent ou estiment en public qu’ils peuvent être un recours, ce qui ne participe pas à désengorger la ligne de départ de la course à l’Élysée. TIME France fait le point sur les candidatures, déclarées ou potentielles.

Les candidats déclarés 

Nathalie Arthaud 

« Je serai candidate pour Lutte ouvrière lors de cette présidentielle » de 2027, a déclaré la porte-parole du parti d’extrême gauche, Nathalie Arthaud, lundi 8 décembre 2025. La candidate de Lutte Ouvrière signe une quatrième campagne depuis 2012. L’enseignante de 56 ans avait réuni 0,56 % des suffrages aux dernières élections présidentielles en 2022.

Bruno Retailleau  

Le patron des Républicains a été plébiscité à 73,8 % par quelque 76 000 adhérents du parti, lors d’un vote électronique organisé samedi 18 et dimanche 19 avril 2026. Une candidature de l’ordre du « devoir » selon lui, qui l’écarte d’une primaire. L’année passée, il avait déjà été largement élu à la tête de son parti face à Laurent Wauquiez avec 75 % des voix.

Nicolas Dupont-Aignan 

Ce sera le candidat de la « souveraineté », de la « liberté » et de la « paix » assure-t-il. Le président d’extrême droite, Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé samedi 8 mars 2025 se présenter pour la quatrième fois consécutive à la prochaine élection présidentielle.

Jérôme Guedj

Le député socialiste de l’Essonne a annoncé être candidat à l’élection suprême jeudi 5 février 2026 sur l’antenne de France Inter. Celui qui ne voit pas d’un bon œil l’alliance du Parti socialiste avec la France insoumise dit vouloir porter la voix d’une « gauche républicaine ». Malgré la volonté d’Olivier Faure de faire participer le PS à une primaire de la gauche, celui-ci a spécifié qu’il ne souhaitait pas s’y soumettre.

Clémentine Autain

L’ancienne mélenchoniste, cofondatrice aux côtés d’anciens élus de la France insoumise de l’Après, a officialisé sa participation à la primaire de la gauche issue du processus de Bagneux dans les colonnes de la Tribune Dimanche le 14 juin 2025. Cette dernière y a indiqué vouloir incarner « une gauche solide » et a déjà tenu un meeting à Paris en février 2026.

Marine Tondelier

Alors qu’elle était l’une des premières à demander une primaire pour désigner un candidat unique de la gauche pour 2027, la secrétaire nationale des Écologistes a annoncé être candidate à cette même primaire le 22 octobre 2025. Elle a depuis, à de nombreuses reprises, défendu cette primaire de Bagneux.

François Ruffin

Comme Marine Tondelier et Clémentine Autain, le député de la Somme, qui a créé son mouvement nommé « Debout! », a annoncé dans une interview à Libération le 26 janvier dernier qu’il était candidat à la candidature en se présentant à la primaire prévue le 11 octobre prochain. Ce dernier avait tenu un meeting à Paris en décembre dernier.

Bernard Cazeneuve

Alors que son nom avait circulé pour remplacer Gabriel Attal à Matignon au lendemain de la dissolution de juin 2024, l’ancien Premier ministre socialiste a déclaré dans Le Figaro ce mardi 28 avril qu’il était « prêt à être candidat en 2027 ». Ce dernier est à la tête d’un mouvement nommé La Convention.

Edouard Philippe

Le tout premier Premier ministre d’Emmanuel Macron est le premier à s’être officiellement lancé dans la course, bien avant tout le monde. C’est dans les colonnes du Point en septembre 2024, peu de temps après la dissolution du 9 juin 2024, qu’il a officialisé sa candidature, le fondateur du parti Horizons annonçant que ce qu’il allait proposer serait « massif ».

David Lisnard

C’est seul que le président de l’association des maires de France a décidé de se lancer dans la course présidentielle, l’officialisant au 20 heures de France 2 le 31 mars dernier. Ce dernier a fait le choix de quitter Les Républicains au lendemain des élections municipales, mettant en avant une divergence avec LR sur la désignation du candidat de droite. C’est donc sous l’étiquette Nouvelle énergie, son parti fondé en 2021, que le maire de Cannes se place sur la ligne de départ.

Marine Le Pen (ou Jordan Bardella) 

Au RN, on vante souvent le fait d’avoir deux candidats crédibles pour 2027. La raison de ce binôme est surtout judiciaire. La cheffe des députés RN, comme le président du parti, affirment tous deux que, si dans le cadre du procès en appel sur l’affaire des eurodéputés du FN, Marine Le Pen est bien inéligible et dans l’incapacité de se présenter en 2027, c’est Jordan Bardella qui portera les couleurs du RN.

Les candidats putatifs

Gabriel Attal

L’ancien Premier ministre, s’il ne s’est pas déclaré officiellement à la présidentielle, ne cache que peu ses ambitions. Alors qu’il vient de publier un livre aux Éditions de l’Observatoire, En homme libre, ce dernier s’est affiché en une du Point, déclarant dans un entretien daté du 15 avril dernier qu’il « pense savoir comment il faut présider la France ».

François Asselineau 

Le fervent défenseur du « Frexit », François Asselineau, a annoncé pour la quatrième fois son intention de se présenter à l’élection présidentielle lors d’un rassemblement à Paris, samedi 21 mars 2026. Le patron du parti souverainiste « l’Union populaire républicaine », n’était pas parvenu à rassembler les parrainages nécessaires en 2017.

Raphaël Glucksmann

Le coprésident du parti qu’il a cofondé – Place Publique – s’est illustré par son relativement bon score aux élections européennes de 2024. Depuis, son nom circule pour incarner le centre-gauche, dans un arc social-démocrate où les candidatures se multiplient. Avec Yannick Jadot et Boris Vallaud, ce dernier a lancé une initiative : Construire 2027, appelant à construire un programme commun.

Fabien Roussel 

Le leader du Parti Communiste français (PCF) a évoqué dimanche 4 avril 2026, sur le plateau de LCI une « rupture » avec la formation de Jean-Luc Mélenchon (LFI), qu’il considère comme « le pire candidat de second tour ». Le député communiste n’avance pas sa candidature en solitaire, après avoir rassemblé 2,3 % des votes en 2022.

François Hollande 

« 2027 ? Je me prépare », affirmait jeudi 16 avril dernier l’ancien président de la République élu en 2012 François Hollande, dans un entretien accordé au magazine Marianne. Dix ans plus tôt, l’ancien président avait renoncé à une candidature à sa succession, mais pourrait bien tenter de représenter la social-démocratie.

Jean-Luc Mélenchon 

« Faites mieux ! » Au soir du premier tour de la présidentielle de 2022, le patron des Insoumis affirmait vouloir transmettre le flambeau à l’horizon 2027 et ne pas présenter de quatrième candidature à la prochaine primaire de gauche. Pourtant, en interne, aucune concurrence ne semble s’imposer et porter les couleurs du mouvement à la place de Jean-Luc Mélenchon, qui pourrait être investi par le parti avant l’été.

Dominique de Villepin 

Celui qui a été locataire de Matignon de 2005 à 2007 semble bien se préparer à la course à l’Élysée. 15 ans après une candidature avortée, faute de parrainages, ce dernier a lancé un mouvement intitulé La France Humaniste en 2025 et semble vouloir à nouveau se lancer dans une campagne présidentielle.

Xavier Bertrand 

Le chef de la région Hauts-de-France affirmait : « Oui, je m’y prépare », lorsque sur le plateau de BFM TV, sa candidature aux présidentielles était posée dimanche 8 février dernier. Sa candidature « gaulliste social, d’une droite sociale et populaire », pourrait se faire sous la bannière de son mouvement Nous France.

Eric Zemmour 

Sur l’antenne de BFM TV dimanche 5 avril 2026, le leader de Reconquête affirmait avoir tout son temps pour « déclarer sa candidature », se disant favorable à une primaire de la droite allant d’Edouard Philippe à son parti. « Depuis 15 ans j’ai suivi les primaires passées. Une primaire n’oblige pas les vaincus à soutenir le vainqueur », soutient le potentiel candidat d’extrême droite.

Sarah Knafo

La membre de Reconquête ! et candidate d’extrême droite aux élections municipales de Paris a lancé « une grande consultation des Français » et construit un programme pour 2027, a-t-elle confirmé mercredi 29 avril. Cette dernière pourrait-elle prendre la place du leader de Reconquête, Eric Zemmour ?