Ce mois de juillet a été le mois le plus chaud jamais enregistré dans l’histoire des États-Unis. La température moyenne du mois dernier a été supérieure de 1,8 °C à la moyenne du XXe siècle pour les États-Unis continentaux, selon les nouvelles données de l’Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA). Il s’agit du mois de juillet le plus chaud, et du mois le plus chaud tout court, depuis le début des relevés il y a 132 ans, avec des températures supérieures de 0,06 à 0,11°C aux records précédents enregistrés lors du Dust Bowl (série de tempêtes de poussière, ndlt) en juillet 1936 et en juillet 2012.
Cette canicule extrême s’est manifestée à travers trois épisodes distincts de dôme de chaleur, pendant lesquels plusieurs États, dont l’Idaho, l’Utah et le Montana, ont enregistré des records de température historiques le 12 juillet. À Salt Lake City, dans l’Utah, les températures ont atteint 43 °C, tandis qu’au Montana, Billings a enregistré 44 °C et Miles City 46 °C. Le Wyoming a connu son mois de juillet le plus chaud et son mois le plus chaud jamais enregistrés.
La canicule n’a pas été le seul événement climatique marquant auquel les Américains ont dû faire face. Des feux de forêt dans l’est de l’Oregon ont ravagé 566 km², forçant des milliers d’habitants à évacuer. Les moyens fédéraux de lutte contre les incendies ont été mis à rude épreuve, car d’autres incendies faisaient rage au Colorado, dans l’État de Washington et au-delà.
La fumée dégagée par ces incendies, combinée à celle des feux qui ravageaient le Canada voisin, a détérioré la qualité de l’air pour des millions de personnes à travers le pays. À la mi-juillet, Chicago enregistrait la pire qualité de l’air au monde.
Bien que ce mois ait été classé comme le troisième mois de juillet le plus sec depuis le début des relevés il y a 132 ans, avec environ 48,5 % du territoire continental des États-Unis en situation de sécheresse, des inondations soudaines survenues en milieu de mois dans le centre du Texas, le long de la rivière Guadalupe, ont apporté plus de 71 cm de précipitations. Ces inondations ont coûté la vie à deux personnes dans la même région qui avait déjà été touchée par des inondations catastrophiques lors du week-end du 4 juillet de l’année dernière.
Ce mois a montré à quel point les impacts du changement climatique peuvent être variés. Les habitants du Texas et de l’Oregon ont vu leurs maisons endommagées ou détruites par les inondations ou les feux de forêt, tandis que ceux du Midwest ont dû ressortir leurs masques N95 pour promener leurs animaux de compagnie ou se rendre au travail, alors qu’ils étaient confrontés à l’une des pires qualités de l’air en termes de particules que la région ait connues depuis plus de 25 ans. Beaucoup d’autres ont trouvé des moyens pour échapper à la chaleur, en cherchant l’ombre dans les rues bordées d’arbres ou en se rafraîchissant dans les bouches d’incendie et les lacs.
- Article issu de TIME US - Traduction TIME France






