Le nom d’Ariana Grande ne figurera finalement pas au générique de Sunday in the Park with George. La production londonienne devait pourtant marquer ses grands débuts dans le West End, aux côtés de Jonathan Bailey, son partenaire à l’écran dans les deux volets de Wicked. Ce 2 août, Empire Street Productions a confirmé son retrait dans un communiqué publié sur X, sans préciser les motifs de cette décision. La distribution définitive de la comédie musicale de Stephen Sondheim, elle, sera dévoilée « en temps voulu », précise le texte, qui assure que le spectacle se tiendra bien à l’été 2027 comme prévu.
Du côté de l’entourage de la chanteuse, le silence a rapidement laissé place à des explications. Un représentant d’Ariana Grande a confié au magazine People que l’interprète de 33 ans souhaite prendre « du recul » vis-à-vis de la vie publique, une fois sa tournée Eternal Sunshine achevée. Son dernier concert est prévu le 1er septembre à l’O2 Arena de Londres. Selon ce même représentant, la star a été exposée ces derniers mois à « une attention médiatique incessante et permanente », et souhaite désormais s’accorder du temps loin des caméras et des apparitions publiques.
Le poids, obsession collective
Ce 31 juillet, trois jours avant l’annonce de son retrait, Ariana Grande dévoilait le clip de sa chanson « Petal ». Les réactions n’ont pas tardé. Sur les réseaux sociaux, des internautes s’inquiètent d’une silhouette jugée de plus en plus fine à chaque apparition. Rapidement, d’autres voix, parmi lesquelles des personnalités publiques et des influenceurs, ont élargi le débat en dénonçant le retour des standards de minceur extrême à Hollywood et sur les podiums, une tendance régulièrement critiquée pour ses effets sur la santé physique et mentale ainsi que sur la représentation des femmes.
Elle déplore être traitée comme « une bête de foire » depuis l’âge de seize ans
L’actrice Jameela Jamil, qui a elle-même évoqué son combat contre les troubles du comportement alimentaire, a résumé le dilemme dans une série de stories Instagram, relayées par le Mirror. Commenter le corps d’Ariana Grande risquerait de nuire à sa santé mentale, écrit-elle en substance. Mais ne rien dire reviendrait à normaliser certains idéaux corporels auprès de centaines de millions d’adolescentes. Un paradoxe difficile à trancher, que la principale intéressée a choisi de fuir en silence. Sur les réseaux, le hashtag #WeLoveYouAriana a rapidement rassemblé les messages de soutien de ses fans, entre inquiétude sincère et défense de son droit à l’intimité.
Un malaise qui ne date pas d’hier
Ce n’est pas la première fois que la chanteuse affronte ce type de commentaires, et sa réaction actuelle tranche avec ses prises de parole passées. En avril 2023 déjà, elle publiait une vidéo sur TikTok pour demander au public de cesser de juger le corps d’autrui. Elle y expliquait que la période où son apparence semblait la plus « saine » aux yeux du public correspondait en réalité à l’un des moments les plus sombres de sa vie, rythmé par les antidépresseurs, l’alcool et une alimentation déséquilibrée. Un an plus tard, lors d’une interview devenue virale, elle s’émouvait de nouveau face à la pression de « toujours paraître parfaite », jugeant « dangereuse » la facilité avec laquelle le public commente l’apparence des autres.
En décembre 2025, elle allait plus loin, déplorant être traitée comme « une bête de foire » depuis l’âge de seize ans. L’ancienne star Disney soulignait alors que le physique jugé le plus sain par le public correspondait, déjà à l’époque, à sa période la plus fragile mentalement. Cette fois, Ariana Grande a choisi de ne pas répondre publiquement aux critiques, contrairement à ce qu’elle avait fait lors de la promotion des deux volets de Wicked. Après le 1er septembre, place au repos. Sunday in the Park with George se jouera bien à l’été 2027 au Barbican, sous les projecteurs qu’elle aura, pour un temps, décidé de fuir. Ses fans, eux, devront patienter avant de savoir qui reprendra le rôle qui lui était promis.






