Entrepreneur autodidacte et investisseur aguerri, Pascal Gross incarne une figure singulière du paysage économique suisse. À la tête du XXLgroup, il développe depuis plusieurs décennies une stratégie ambitieuse, qui mêle avec succès le monde des affaires à celui du sport professionnel. 

 

Alors qu’il reconnaît être parfois un « entrepreneur à l’ancienne », Pascal Gross a pourtant tout de l’homme d’affaires moderne. Visionnaire, il a très vite compris l’importance de créer un écosystème complet pour se donner les moyens de ses ambitions. Et, après avoir repris l’entreprise de son père il y a 30 ans pour la faire passer dans une nouvelle dimension, passant d’un chiffre d’affaires de 400 000 francs suisses à plus de 100 millions de CA aujourd’hui, ces ambitions sont débordantes. « Dans le monde des affaires, il faut grandir ou mourir », déclare-t-il. C’est ainsi qu’il se développent, écoutent, rencontrent et explorent, pour fonder le XXLgroup, qui regroupe aujourd’hui 600 salariés, répartis sur 40 entités de différents secteurs (immobilier, service, sécurité, santé, sport et luxe). 

Investisseur dans diverses sociétés, dont un groupe hôtelier suisse ou la prestigieuse marque de chapeau Borsalino, Pascal Gross met un premier pied dans l’univers du sport, en finançant la première voiture électrique à courir les 24 Heures du Mans. Puis, en 2019, il rejoint le conseil d’administration d’un club professionnel suisse de hockey sur glace, l’un des sports les plus populaires du pays. Une révélation. « J’ai pris beaucoup de plaisir », souligne-t-il. Il comprend alors, qu’avec sa casquette d’homme d’affaires à succès, il peut faire une différence. « Un club de sport n’est pas une association, c’est une entreprise avec des salariés, qui doit gagner de l’argent pour continuer de grandir. Et je sais gérer une entreprise, je sais où trouver de l’argent et je sais le faire fructifier », explique Pascal Gross. Il fonde alors XXL Sport Invest, pour partager ses expertises à d’autres clubs sportifs.

 

Faire du sport une expérience

Originaire de Fribourg, c’est tout naturellement que l’investisseur retourne sur ses terres pour poursuivre son chemin. Le 19 novembre 2025, il acquiert 70 % du Fribourg Olympic, un club suisse de basket-ball en première division. Si les résultats de l’équipe étaient plus que satisfaisants, il juge que la gestion pouvait être grandement améliorée pour maintenir le club au sommet du basket-ball suisse. Cet homme de défi souhaite donc fédérer autour du sport, en créant une réelle expérience. Pour ce faire, Pascal Gross se base sur l’existant : une salle de 3 000 places. 

Sa première décision à la tête du Fribourg Olympic a été d’investir dans l’humain, en recrutant un CEO, un Président et différents salariés. Il regroupe également les entités masculines et féminines, pour mutualiser les pratiques. Mais surtout, il développe l’image de marque du club, en créant une expérience autour des matches et de la salle. Pour cela, l’horaire des matches est à 19h30, pour proposer une offre de gastronomie aux supporters en amont du match. Six loges de dix places ont été installées pour accueillir des entreprises locales et un service d’accueil digne de ce nom a été instauré pour l’ensemble des spectateurs. Tous les moments autour du match ont été repensés, avec également des shows qui animent la mi-temps ou une boutique officielle du club installée dans les couloirs de la halle omnisports de Saint-Léonard. « Pour attirer les sponsors, qui est la principale source de revenus du club, il faut leur donner de la visibilité avec des spectateurs en tribune, des événements et de la présence sur nos réseaux sociaux, et c’est ce que nous faisons », note Pascal Gross. Résultat, la moyenne de spectateurs par match est passée de 1 500 à 2 000, alors que les résultats sportifs continuent de faire du Fribourg Olympic le meilleur club du pays.

 

Un entrepreneur de la vieille école et toujours ambitieux

Derrière cette stratégie avisée se cache un état d’esprit forgé par la discipline et le sens du risque maîtrisé. « Les affaires, c’est la guerre », affirme-t-il. Toute sa vie, il a évité les échecs entrepreneuriaux grâce à une gestion prudente et une capacité à ajuster rapidement ses décisions. Sa vie, entièrement dédiée à sa capacité à gérer des entreprises, repose sur un mélange d’intuition, de persévérance et d’exigence personnelle, avec une constante : faire ce qu’il dit. « Je suis un homme de parole, je reconnais avoir une “grande gueule”. Je suis de la vieille école et je l’assume », affirme Pascal Gross. À 60 ans, il continue de sortir de sa zone de confort et d’explorer de nouveaux horizons, une ambition et une curiosité qui sont les clés de son succès.

À l’heure où il entre dans une nouvelle phase de sa carrière, Pascal Gross regarde déjà plus loin. Entre la poursuite de ses investissements sportifs, l’homme d’affaires développe également la XXL Fondation, engagée contre la malnutrition. Il développe ainsi des initiatives hybrides à l’image de son application XXL Fleurs, dont les bénéfices sont intégralement reversés à la fondation, illustrant sa volonté de créer des ponts entre performance économique et engagement philanthropique. Parallèlement, il multiplie les pistes d’acquisition de clubs sportifs en Europe, d’abord avec des contacts concrets avec un club historique de volley-ball français puis avec l’ambition d’investir dans un club de football. Une trajectoire qui, loin de ralentir, semble entrer dans une phase d’accélération stratégique, portée par une obsession intacte : continuer à construire, encore et toujours.

 

Pascal Gross : 

https://www.xxlgroup.swiss/