Le joueur français a été distingué ce lundi 20 avril du prix du meilleur défenseur de la NBA. Un prix prestigieux pour lequel Victor Wembanyama bat des records de précocité, alors que le basketteur peut espérer emporter le Most Valuable Player. 

Un sacre pour le Français. Le pivot des San Antonio Spurs, Victor Wembanyama, a remporté ce lundi 21 avril un trophée convoité, celui de meilleur défenseur de la saison de NBA. À 22 ans, il devient ainsi le plus jeune joueur à remporter la statuette, en attendant un éventuel trophée de NBA de Most Valuable Player (MVP). Pour ce géant de 2,24 mètres, cette récompense était attendue, tant ce joueur a dominé sa catégorie. Victor Wembanyama a été sélectionné comme premier choix sur trois par la totalité à l’unanimité des 100 votants, un panel de 100 journalistes référents NBA, a indiqué la ligue nord-américaine dans un post publié sur X. Cette récompense est une première depuis l’introduction de cette récompense pendant la saison 1982-1983.

Sur l’antenne de NBC, ce dernier s’est félicité : « Je suis très heureux de remporter ce trophée et très fier d’être le premier à le remporter à l’unanimité. » « J’ai eu la chance d’avoir de grands coachs tout au long de ma carrière, ils m’ont donné de bonnes habitudes en défense. Si on parle des contres, je travaille là-dessus depuis toujours. C’est le secteur de jeu dans lequel je suis le plus à l’aise. (…) J’ai de grandes ambitions. Mais on ne peut pas occulter l’aspect collectif. Je suis ici, je prends la lumière, mais je suis une partie d’un système. Je ne pourrais rien faire sans mes coéquipiers, le staff… », a-t-il aussi déclaré.

En recevant cette distinction, Victor Wembanyama succède à l’intérieur de Cleveland Evan Mobley, qui a été sacré l’an dernier en profitant de l’inéligibilité du Français, alors victime d’une thrombose veineuse qui a mis prématurément un terme à sa saison en février. Avant le joueur des Spurs, deux Français ont déjà été distingués pour leur défense : Rudy Gobert en 2018, 2019, 2021 et 2024, mais aussi Joakim Noah en 2014. Victor Wembanyama se distingue avec une menace défensive unique, issue d’un alliage entre sa taille et sa mobilité, qui a porté les San Antonio Spurs à la deuxième place de la conférence Ouest, bien au-delà des attentes du début de saison.

Vers le titre de Most Valuable Player ? 

En moyenne, le joueur français a réussi 3,1 contres par match lors de la saison régulière, étant de ce fait le premier, et de loin, dans cette catégorie. Son record s’établit à 9 contres en un match, lors d’une victoire après prolongation contre les Pelicans en octobre dernier. En 2024, le joueur des Spurs a été élu Rookie de l’année après son premier exercice. Celui qui est surnommé « Wemby » convoite un autre trophée pour cette saison : celui de MVP, le plus prestigieux. Avec 25,0 points et 11,5 rebonds en moins de 30 minutes par match (29,2), il a signé sa ligne de statistiques la plus complète.

Pour ce prix, Victor Wembanyama avait appuyé à la fin du mois de mars dernier sa candidature face à ses deux concurrents pourtant réputés meilleurs scoreurs, en rappelant que la défense représentait « 50 % du match ». La date de l’annonce du lauréat n’a pas encore été précisée par la NBA. Alors qu’il est habitué à battre des records d’avance, le Français est devenu le plus jeune lauréat du trophée de meilleur défenseur, devant cinq autres joueurs récompensés à l’âge de 23 ans, dont Mobley, Dwight Howard et Kawhi Leonard.

Le Français a aussi gagné trois fois cette saison le titre de meilleur défenseur de la conférence Ouest du mois. Une autre coupe a de quoi occuper son esprit dans les semaines à venir : le trophée Larry O’Brien du champion NBA. Wembanyama a inscrit dimanche 19 avril 35 points lors d’une victoire à domicile contre les Portland Trail Blazers, avant un nouveau duel mardi 21 avril, pour ses débuts en play-offs.

Au-delà de ses performances, le joueur français s’impose comme une personnalité importante du monde sportif. À seulement 22 ans, il est parmi les personnalités les plus observées. Une célébrité qui ne l’empêche pas de se prononcer publiquement contre les agissements de la politique de l’immigration américaine, se disant « horrifié » par le meurtre de Renée Good et d’Alex Pretti à Minneapolis, jugeant « dingue que des personnes tentent de faire comme si assassiner des civils était quelque chose d’acceptable », rapportait Le Monde en janvier dernier. Le phénomène avait signé un contrat avec les San Antonio Spurs pour trois ans au départ en 2023, avant d’avoir été prolongé d’un an en 2025. Un contrat qui est estimé à 55 millions de dollars sur 4 ans, rapporte L’Équipe.