Pendant près de vingt ans, Bali a incarné l’eldorado de l’investissement immobilier en Asie. Des milliers d’investisseurs venus d’Europe, d’Australie ou d’Amérique ont acquis des villas sur l’île, attirés par des rendements locatifs élevés et une demande touristique en constante croissance.
Mais en 2026, le marché entre dans une nouvelle phase. L’offre locative s’est multipliée, les projets se sont standardisés et les investisseurs découvrent que tous les modèles ne se valent pas. Pour Alban Kibarer, entrepreneur installé à Bali depuis plus de dix-huit ans et fondateur de Kibarer Property, cette évolution marque surtout la fin d’un cycle et le début d’un marché plus mature. « Pendant plusieurs années, beaucoup de projets ont été vendus sur la base de rendements théoriques. Aujourd’hui, les investisseurs deviennent beaucoup plus exigeants. Ils ne cherchent plus seulement un bien immobilier, ils veulent comprendre qui opère réellement les projets et comment les revenus sont générés. »
La fin d’un modèle basé uniquement sur la villa locative
La popularité de Bali comme destination internationale a entraîné une explosion de constructions de villas destinées à la location touristique. Dans certaines zones, l’offre s’est fortement densifiée, créant une concurrence accrue entre les propriétés. Ce phénomène oblige aujourd’hui les investisseurs à repenser leur approche. La sélectivité devient la règle, car le succès ne dépend plus de la simple présence sur le marché.
Désormais, les projets doivent proposer une expérience unique et s’intégrer dans un ensemble cohérent. « Le marché ne disparaît pas, mais il devient beaucoup plus sélectif », explique Alban Kibarer. Dans ce contexte, les acteurs majeurs cherchent à se différencier en développant une approche plus globale du tourisme, où l’immobilier n’est qu’une composante d’un service bien plus large.
Vers un modèle d’écosystème touristique
Plutôt que de se limiter à la vente de biens immobiliers, certains développeurs misent désormais sur la création de véritables destinations associant hébergement, restauration, bien-être et expériences. Cette approche permet de générer un flux constant de visiteurs indépendamment des plateformes de location classiques tout en renforçant l’attractivité à long terme des projets.
C’est notamment la stratégie développée par le groupe d’Alban Kibarer, qui a progressivement construit un écosystème autour de plusieurs projets hôteliers et restaurants à Bali. L’objectif est de créer des lieux capables d’attirer les voyageurs pour l’ensemble de l’expérience proposée, et non uniquement pour un hébergement. Pour l’investisseur, cela signifie participer à des projets capables de générer une véritable valeur ajoutée touristique.
Le wellness, nouveau moteur du tourisme à Bali
Au cœur de cette transformation se trouve un secteur en forte croissance : le tourisme du bien-être. Si Bali est déjà reconnue mondialement pour le yoga et la méditation, une nouvelle génération de projets s’oriente désormais vers des approches combinant bien-être, technologie et longévité. Selon Alban Kibarer, cette évolution correspond à une demande croissante des voyageurs internationaux qui ne cherchent plus seulement un lieu où dormir, mais souhaitent repartir de leurs vacances en meilleure forme qu’à leur arrivée.
Dans cette logique, le groupe développe actuellement de nouveaux projets intégrant des infrastructures dédiées au wellness, incluant le biohacking, des technologies de santé avancées et des programmes de récupération physique. L’idée est de créer des destinations capables d’attirer un tourisme premium tout en offrant une expérience de séjour totale aux visiteurs.
Un marché qui entre dans une phase de maturité
Pour les professionnels du secteur, cette évolution reflète la transformation naturelle d’un marché touristique arrivé à maturité. Après plusieurs années d’expansion rapide, Bali entre dans une phase où la qualité des projets et la solidité des opérateurs deviennent des critères essentiels pour les investisseurs.
« Le marché évolue, mais il reste extrêmement dynamique », conclut Alban Kibarer. Les investisseurs qui comprennent cette mutation et qui s’inscrivent dans des projets solides continueront à trouver des opportunités très intéressantes sur l’île. Dans un environnement plus compétitif, la réussite semble désormais dépendre de la capacité à créer des destinations capables de séduire et de fidéliser les voyageurs du monde entier.





